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Vendredi 17 avril 2009 5 17 /04 /Avr /2009 15:52


Beaucoup de gens disent que l'idéogramme chinois pour désigner "crise" est aussi symbole de renouveau. Très bien ! Mais le mot grec a exactement le même sens. Notre culture est gréco-latine. Pourquoi aller chercher à l'autre bout du monde ce que notre civilisation a trouvé depuis longtemps.


L'étymologie ( du grec "krisis": décision, jugement) renvoie à l'idée d'un moment clef, charnière, où, pourrait-on dire, "ça doit se décider". Le mot latin "crisis"signifiait "phase décisive d'une maladie".


A mon avis le terme grec est plus intéressant. Et l'éthymologie de décider aussi (couper, trancher). Car la crise peut mener à la mort, à un stade régressif, à une fuite en avant, à une réorganisation complète du système. Nul ne peut prédire ce qu'une société de consommation à bout de souffle qui ne peut pas vivre sans pétrole va trouver. Mon souhait serait qu'on se demande un peu si la possession de bien matériels est une raison de vivre en soi.


De même avons nous tant besoin des banques que ça ? Si elles sont obligatoires pour tous, elle deviennent un service public. Cette idée n'est pas révolutionnaire. Elle figure dans le préambule de la constitution de 1946 qui est encore valable.9. Tout bien, toute entreprise, dont l'exploitation a ou acquiert les caractères d'un service public national ou d'un monopole de fait, doit devenir la propriété de la collectivité.

La seule chose qu'on ne perdra jamais est encore ce qu'on a appris par coeur. Le reste, on peut s'en passer ! Nos sociétés ont pris un mauvais chemin après la seconde guerre mondiale. Une seconde mauvaise idée avec le marché unique, une troisième avec l'Euro qui ajuste les déséquilibres par le licenciement à défaut de pouvoir le faire par la dévaluation.


Il est toujours douloureux de se retrouver dans un cul de sac et de devoir refaire tout le chemin en arrière mais est-il possible de faire autrement.

Parfois il faut avoir le courage de se couper la queue comme le lézard pour ne pas crever.

 

Prochain article : Les économistes ne prévoient rien.  A la poubelle !


Par Méfranges
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